Recette, test & inspiration gourmande

Clafoutis salé courgette, tomate et chèvre : le dîner léger parfait pour les soirs d’été

Il y a des recettes qui tombent à pic au bon moment de l’année.

Le clafoutis salé courgette, tomate et chèvre fait partie de celles-là.

En juillet, quand le thermomètre grimpe et que l’envie de passer des heures devant les fourneaux s’évapore avec la chaleur, ce plat répond à tout : rapide à préparer, léger à digérer, et franchement bon.

Les courgettes sont à leur meilleur en ce moment sur les étals, les tomates commencent à rougir sérieusement, et le fromage de chèvre apporte ce petit goût acidulé qui réveille l’ensemble.

C’est le genre de dîner qu’on prépare en vingt minutes chrono avant de passer à table sur la terrasse, un verre de rosé à la main.

Le clafoutis salé, une idée simple qui mérite d’être redécouverte

Tout le monde connaît le clafoutis aux cerises, cette préparation auvergnate traditionnelle où des fruits sont nappés d’une pâte proche du flan avant d’être cuits au four. Ce que l’on sait moins, c’est que la base de cette recette se prête parfaitement aux versions salées. Il suffit de remplacer les fruits par des légumes, d’enlever le sucre, d’ajouter du sel, des herbes et un fromage qui fond bien, et on obtient un plat du soir complet et équilibré.

Le principe de la pâte à clafoutis salé reste identique à la version sucrée : des œufs, de la farine, du lait, un peu de matière grasse. C’est une préparation liquide que l’on verse sur les légumes disposés dans un plat, et qui va gonfler légèrement à la cuisson pour envelopper les ingrédients dans une texture douce, entre le flan et l’omelette. Pas de pâte brisée à étaler, pas de fond à précuire. C’est précisément ce qui rend cette recette aussi accessible.

Pourquoi choisir courgette, tomate et chèvre en juillet

Ce trio de saveurs n’est pas un hasard. Il suit simplement le calendrier des saisons, et c’est souvent là que se trouvent les meilleures associations en cuisine.

La courgette, légume star de l’été

La courgette est récoltée de juin à septembre en France. En juillet, elle est au sommet de sa forme : chair ferme, peau fine, goût délicat. Elle contient plus de 94 % d’eau, ce qui en fait l’un des légumes les moins caloriques qui soient. Elle apporte aussi du potassium, de la vitamine C et des fibres. Dans un clafoutis, elle libère un peu d’humidité à la cuisson, ce qui contribue au moelleux de l’ensemble. Pour éviter que la préparation ne soit trop liquide, une petite astuce consiste à faire revenir les rondelles de courgette quelques minutes à la poêle avant de les incorporer au plat.

La tomate, pour la couleur et l’acidité

La tomate de plein champ arrive à maturité en juillet-août dans la plupart des régions françaises. À cette période, elle est sucrée, juteuse et parfumée, loin des tomates insipides que l’on trouve en hiver. Dans ce clafoutis, elle apporte de la couleur, une légère acidité et un contraste de texture avec la douceur de la courgette. On peut utiliser des tomates cerises, des tomates rondes classiques ou des tomates allongées de type roma selon ce que l’on trouve. Les tomates cerises ont l’avantage de rester entières à la cuisson, ce qui donne un résultat visuellement très appétissant.

Le fromage de chèvre, l’ingrédient qui fait la différence

Le fromage de chèvre est l’élément qui structure le goût de ce clafoutis. Son caractère légèrement acidulé et sa texture crémeuse se marient parfaitement avec la douceur des légumes d’été. On peut utiliser une bûche de chèvre fraîche que l’on émiette directement sur le plat, ou des rondelles de chèvre demi-sec pour un goût plus prononcé. Le chèvre fond partiellement à la cuisson et crée des petites poches de crémeux dans la préparation. C’est lui qui transforme un simple flan de légumes en quelque chose de vraiment gourmand.

La recette du clafoutis salé courgette, tomate et chèvre

Voici les quantités pour un plat destiné à 4 personnes, en plat principal accompagné d’une salade verte.

Les ingrédients

  • 2 courgettes moyennes
  • 200 g de tomates cerises (ou 2 tomates rondes)
  • 150 g de fromage de chèvre (bûche fraîche ou demi-sec)
  • 3 œufs
  • 25 cl de lait demi-écrémé
  • 10 cl de crème liquide légère
  • 80 g de farine
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Sel, poivre noir du moulin
  • Quelques feuilles de basilic frais
  • 1 gousse d’ail (facultatif)
  • Beurre pour le plat

La préparation étape par étape

  1. Préchauffez le four à 180 °C en chaleur tournante. Beurrez généreusement un plat à gratin ou un moule rond d’environ 28 cm de diamètre.
  2. Préparez les courgettes. Lavez-les et coupez-les en rondelles d’environ 5 mm d’épaisseur. Faites chauffer l’huile d’olive dans une poêle et faites revenir les rondelles à feu moyen pendant 5 à 7 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient légèrement dorées. Salez, poivrez. Si vous utilisez de l’ail, ajoutez la gousse écrasée pendant la cuisson. Réservez.
  3. Préparez les tomates. Si vous utilisez des tomates cerises, laissez-les entières ou coupez-les en deux. Pour des tomates rondes, coupez-les en quartiers ou en tranches épaisses.
  4. Préparez l’appareil à clafoutis. Dans un saladier, cassez les œufs et fouettez-les avec le lait et la crème. Ajoutez la farine progressivement en fouettant pour éviter les grumeaux. Salez et poivrez généreusement.
  5. Montez le plat. Disposez les rondelles de courgette dans le fond du plat beurré. Ajoutez les tomates. Émiettez le fromage de chèvre sur l’ensemble. Versez délicatement l’appareil à clafoutis par-dessus.
  6. Enfournez pour 35 à 40 minutes. Le clafoutis est cuit quand le dessus est bien doré et que la préparation ne tremble plus au centre lorsque vous secouez légèrement le plat.
  7. Laissez tiédir 5 minutes avant de servir. Parsemez de feuilles de basilic frais ciselées juste avant de passer à table.

Les astuces pour réussir à coup sûr

Quelques détails font toute la différence entre un clafoutis salé réussi et un résultat décevant.

Bien sécher les légumes avant cuisson

La courgette et la tomate contiennent beaucoup d’eau. Si on les incorpore crues directement dans l’appareil, elles vont dégorger pendant la cuisson et rendre le clafoutis trop humide, voire liquide au centre. Faire revenir les courgettes à la poêle au préalable est donc une étape à ne pas négliger. Pour les tomates cerises, les couper en deux et les laisser reposer quelques minutes sur du papier absorbant avant de les utiliser peut aussi aider.

Ne pas trop cuire la préparation

Un clafoutis trop cuit devient caoutchouteux et perd toute sa texture moelleuse. Il faut surveiller la cuisson à partir de 30 minutes et ne pas hésiter à couvrir le plat d’une feuille de papier aluminium si le dessus dore trop vite avant que le centre soit pris.

Jouer sur les herbes aromatiques

Le basilic est un choix naturel avec les légumes d’été méditerranéens, mais on peut aussi utiliser du thym frais, de l’origan ou de la ciboulette selon ses goûts. Les herbes fraîches se mettent toujours après la cuisson pour préserver leur arôme. Le thym séché, lui, peut être incorporé directement dans l’appareil avant d’enfourner.

Les variantes possibles autour de cette recette

Une fois qu’on maîtrise la base du clafoutis salé aux légumes, on peut décliner la recette à l’infini selon les envies et ce qu’on a dans le réfrigérateur.

  • Version plus consistante : ajouter des lardons fumés revenus à la poêle avec les courgettes pour un plat plus nourrissant, adapté aux appétits plus importants.
  • Version sans lactose : remplacer le lait par une boisson végétale non sucrée (amande ou avoine) et la crème par de la crème de coco légère. Remplacer le chèvre par de la feta ou omettre le fromage.
  • Version épicée : incorporer une pincée de piment d’Espelette dans l’appareil et quelques olives noires dénoyautées sur le dessus avant d’enfourner.
  • Version poivron et feta : remplacer les courgettes par des poivrons rouges et jaunes grillés, et le chèvre par de la feta émiettée. Le résultat est tout aussi savoureux et très coloré.
  • Version champignon et comté : pour les soirées de fin d’été où les températures baissent, les champignons de Paris sautés et le comté râpé donnent un clafoutis plus automnal et réconfortant.

Comment servir ce clafoutis salé

Ce plat se déguste tiède ou à température ambiante, jamais brûlant. C’est d’ailleurs l’un de ses atouts pour les dîners d’été : on peut le sortir du four un quart d’heure avant de passer à table sans que cela pose le moindre problème. Il n’attend pas, mais il pardonne.

Pour l’accompagnement, une salade verte assaisonnée simplement à l’huile d’olive et au vinaigre de cidre suffit amplement. On peut aussi proposer quelques tranches de pain de campagne grillé pour les convives qui ont davantage faim. Côté boisson, un vin rosé sec de Provence ou un blanc léger comme un Muscadet s’accordent très bien avec les saveurs de ce plat.

Le clafoutis salé se conserve au réfrigérateur pendant deux jours sans problème, couvert d’un film alimentaire. On peut le réchauffer doucement au four à 150 °C pendant dix minutes ou le manger froid directement, ce qui en fait aussi une option intéressante pour un déjeuner rapide le lendemain.

Un plat qui s’inscrit dans une cuisine de bon sens

Ce qui plaît dans ce type de recette, c’est qu’elle ne demande ni technique particulière, ni ingrédients introuvables, ni équipement spécifique. Un saladier, un fouet, une poêle et un plat à gratin suffisent. On utilise ce que la saison propose, on assemble, on enfourne, et le four fait le travail. C’est une cuisine honnête, qui respecte les produits sans chercher à les transformer au-delà du nécessaire.

Le clafoutis salé courgette, tomate et chèvre représente bien cet esprit de la cuisine estivale française : simple, colorée, parfumée, et surtout pensée pour être partagée sans chichis autour d’une table. En juillet, quand les journées sont longues et les soirées douces, c’est exactement ce dont on a besoin.

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